« Men my age dictate this war. Why should we be allowed to send our children to fight it? » – Dunkirk

Il fait bon de vivre dans un pays où la guerre n’est plus une réalité à laquelle on doit faire face. Il fait bon de vivre dans un pays où des films comme Dunkirk sont diffusés et nous font réaliser cela. Je commence cet article par un rappel : la guerre est une réalité pour beaucoup de nos frères et soeurs en humanité, dont un nombre incalculable d’enfants, encore aujourd’hui. Si l’art, et précisément le 7ème art, devait avoir un but ultime; cela serait de nous faire vivre des réalités autres. Chers réalisateurs, dépensez votre argent à bon escient !

Sur ces mots empreints de pseudo-sagesse, nous commençons cette critique de Dunkirk. Pour ceux qui ne connaissent pas les faits historiques de la période du 21 Mai au 4 Juin 1940, je résume : 400 000 soldats britanniques sont sauvés au terme la bataille de Dunkerkek; bataille menée par les troupes britanniques et françaises contre l’armée allemende.  Des dizaines de milliers de français ont perdu la vie lors de l’évacuation miraculeuse des troupes britanniques, et l’histoire du film peint exactement l’attente pleine d’angoisse de ce miracle.

« Quand tu vois la rentrée s’approcher mais que t’es pas prêt. »

Contrairement à l’excellent long métrage Hacksaw Ridge de Mel Gibson, Dunkirk expose une horreur de la guerre moins visuelle. Il n’y a pas de sang en abondance, ou d’amputations fréquentes… C’est une horreur plus psychologique à laquelle nous sommes exposées. C’est pourquoi, à mes yeux, ces deux films sont de bons rappels des différents aspects de la guerre et de ses conséquences. Il faut faire ses devoirs maintenant…

Dans l’optique toujours constante d’impressionner, Christopher Nolan et Hoyte van Hoytema nous ont concocté un film tourné en IMAX 65mm. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de visualiser le film dans sa qualité optimale, néanmoins le cinématographie a été largement appréciée par ma personne.  Les scènes se déroulent dans différents espaces temps (une semaine, une heure, etc…) , ce qui était d’ailleurs très perturbant. Mais aussi dans différents espaces : la mer, la terre et le ciel. Et à chaque milieu son héros, d’où l’absence de personnage principal. On pourrait penser que Fionn Whitehead, qui joue Tommy, est le personnage principal durant les 10 premières minutes du film. Toutefois, il devient évident au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire que le personnage principal est la guerre en elle-même. Les personnages ne sont là que pour lui donner la parole.

Résultat de recherche d'images pour "dunkirk nolan"
« Euh les gars… Y a petit blem les potos… »

Les personnages illustrent l’impact émotionnel de la guerre, celle qui a lieu au moment des faits comme les guerres passées. On assiste, par exemple, à une scène où M. Dawson, capitaine du Moonstone, et son fils Peter hébergent sur leur petit bateau de famille un soldat échoué. Ce dernier fait chuter par accident l’ami de Peter, George, qui finira par succomber à ses blessures . Lorsque le soldat demande si George va s’en sortir, Peter répond que oui. Ce qui est intéressant à noter c’est que Peter a perdu son frère à la guerre, et M. Dawson un fils. Ils ont le concept deuil encore gravé en eux, et vivant la guerre en même temps que ce soldat, ils ont surtout conscience qu’il ne pourra pas supporter un poids de culpabilité en plus du poids insupportable de la guerre.

Les personnages illustrent aussi les deux catégories de soldats que la guerre finit par mobiliser. L’un des moments les plus poignants du long métrage est l’arrivée de la patrie au secours des soldats. Des femmes et des hommes qui ne connaissent pas les bombardements quotidiens mais bien la peur de perdre les leurs. Christopher Nolan a choisi de prendre le point de vue de tous les acteurs de la guerre, et de les mêler grâce à des scènes plutôt courte à chaque fois. C’est très efficace car ces scènes de quelques minutes vont raconter un événement bien précis, mettant les personnages au second plan et l’événement au premier plan. J’avais fini par oublier que Tom Hardy était dans le film, son visage étant masquée la grande majorité du temps.

uploads%2F68b4f2ed-7b20-4d7f-8b45-e2ac8bb6e765%2Fscreen-shot-2017-05-05-at-12-40-39-pm.png

Dunkirk était un film qui regorge d’une certaine simplicité finalement, mais une simplicité effice. Il a été pour moi comme une bonne histoire racontée au bord du lit.

Oh ! et puis Hans Zimmer s’est occupé de la musique. J’aurai dû commencer l’article par cette phrase… Je n’aurai pas eu à développer plus.

 

Loubna Echandouri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. MarionRusty dit :

    Je ne dirai pas simplicité mais plutôt épuration (la chieuse que je suis…). Par ses silences, sa bande originale entêtante mais presque imperceptible, presque de l’ordre de la musique expérimentale, par son jeu d’acteur et les émotions aussi. En tout cas très belle critique.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s