5 films inspirés de livres tout aussi bons (probablement meilleurs…)

La mention ‘Based on…‘ dans les crédits d’un film nous renvoie à la mère nourricière de l’œuvre cinématographique. Génération ‘pourquoi je lirai le livre s’il y a le film.. ?’ ou simple amoureux·se du cinéma et rien d’autre; on a souvent peu de respect pour cette maman-là.

Essayons de trouver un moyen d’attiser ta curiosité quand même. Je mettrai une citation du livre et un lien vers la page goodreads de ce dernier, dans l’espoir que les beaux feed-back aident à agrandir ta bibliothèque.

Pour celles et ceux qui sont au contraire bibliophiles du type :  ‘le livre est toujours mieux que le film’. Franchement, c’est mieux avec des images..

Allez, c’est parti les enfants.

BlacKkKlansman, Spike Lee, 2016

John David Washington and Laura Harrier in BlacKkKlansman (2018)
Je peux pas faire de blague, symbole beaucoup trop important.

Ron Stallworth, premier détective noire dans l’histoire du Colorado Springs Police Department, infiltre la petite bande locale du Ku Klux Klan. Avec ses copains policiers, et spécialement ‘White Ron’ qui se fait passer pour Ron S. pendant les meetings du KKK, ils vont tenter d’exposer ce groupe suprémaciste. Le film est drôle, tellement drôle qu’il a gagné la mention ‘Comedy’ sur IMDb… Mais il est surtout important. Il met en lumière le combat quotidien des membres de la communauté noire et rappelle l’effervescence des mouvements activistes de l’époque (Black Power Movement). On a même droit à toute une scène dédiée au papa de ce mouvement, Stokely Carmichael (Kwame Ture).

“If one black man, aided by a bevy of good, decent, dedicated, open-, and liberal-minded whites and Jews can succeed in prevailing over a group of white racists by making them look like the ignorant fools they truly are, then imagine what a nation of like-minded individuals can accomplish.” 

📖 : Black Klansman: Race, Hate, and the Undercover Investigation of Lifetime by Ron Stallworth

 

The Killing of a Sacred Deer, Yorgos Lanthimos, 2017

Colin Farrell and Barry Keoghan in The Killing of a Sacred Deer (2017)
Je t’explique, ce gamin est un level de psychopathe de la quatrième dimension de mes pires cauchemars

Pour ce film, que je te déconseille (t’interdis) de regarder si tu te sens vulnérable, ce n’est pas vraiment une adaptation. Et oui, l’inspiration vient d’une ancienne tragédie grecque, une tragédie domestique… Mais l’histoire prend place à notre époque, et secoue chaque cellule de ton corps. Steven, un chirurgien qui n’a pas réussi à sauver la vie d’un de ses patients , noue un lien avec son fils. Ce dernier, animé par un désir de vengeance, met Steven devant un dilemme assez violent. Si tu te sens d’attaque, alors plonge dans le long-métrage. C’est le genre de film à bouleverser ta journée. Sinon, tu peux jeter un coup d’oeil à la tragédie qui a inspiré le scénario. Tu y trouveras des répliques dignes des meilleurs memes.

“Truly we are creatures of labor and suffering, and nothing for long. Labor and suffering, and the plain sight of our destiny is the cruelest thing of all.” 

📖: Iphigenia in Aulis by Euripides

 

The Glass Castle , Destin Daniel Cretton, 2017

Jeannette Walls: "The amazing production designer Sharon Seymour went to great lengths to create 93 Little Hobart Street and when I first went in, I gasped."
Si moi je monte sur mon lit avec mes chaussures, je me mange une botte de l’espace

The Glass Castle est un film qui a une place spéciale dans mon coeur. Dans l’amour et l’affection qui bercent la famille de Jeannette Walls, on trouve une marée d’erreurs et de défauts douloureux.  Des parents non conformistes et une vie de nomade donnèrent à Jeannette le désir profond de trouver du bonheur dans sa vie selon ses propres termes. 

Malgré l’amour inconditionnel entre les membres de la famille, les épreuves s’enchaînent, et avec elles, une certaine rancœur naît dans le cœur de Jeannette. Une rancœur dont elle ne sait pas vraiment quoi faire ; la justifier ou la supprimer ?

“One benefit of Summer was that each day we had more light to read by.” 

📖 : The Glass Castle by Jeannette Walls

 

The Reader, Stephen Daldry, 2008

Kate Winslet in The Reader (2008)
Ce genre de close-up qui te fait sentir aussi sexy que Dobby (sortie de Fantastic Beasts oblige la référence et ouais)

The Reader fait parti de ces histoires dont l’intrigue a plusieurs niveaux de profondeur. Vous en ressortez avec plus que prévu, et c’est rare dans le cinéma. Toutefois, le film ne peut pas vraiment s’approprier cette réussite, car c’est bien le roman qui construit cet ascenseur émotionnel. Nous avons d’une part cet amour qui naît  entre Michael, quinze ans,  et Hanna, jeune femme ayant le double de son âge. Et d’un autre côté, le jugement de cette dernière pour des crimes d’après guerre. Ce sont là les mains qui jonglent avec nos notions de morale, de honte et d’empathie ; et c’est empoignant à souhait.

“The tectonic layers of our lives rest so tightly one on top of the other that we always come up against earlier events in later ones, not as matter that has been fully formed and pushed aside, but absolutely present and alive. I understand this. Nonetheless, I sometimes find it hard to bear.” 

📖 The Reader by Bernhard Schlink

 

Call Me By Your Name, Luca Guadagnino, 2017

Timothée Chalamet in Call Me by Your Name (2017)
MDR lui aussi, c’est même plus une question de genre, help

Okay, tout le monde connaît l’histoire. Elio, 17 ans, tombe amoureux d’Oliver, carrément plus vieux. Et ensemble, ils donnent naissance à la plus jolie et authentique romance de l’année. Maintenant, ce qui est intéressant, c’est que ce film est ouvert à une bonne poignée d’interprétions. Il reste ambiguë  vis-à-vis des intentions, émotions, et même sentiments des personnages. Et il le fait justement. Le roman est écrit selon le point de vue d’Elio, on ne sait pas ce qu’Olivier pense, à part ce qu’il partage ouvertement. En ce sens, le roman est une fenêtre ouverte sur Elio, belle vue sur sa tornade de pensées et d’émotions. 

“I may have come close, but I never had what you had. Something always held me back or stood in the way. How you live your life is your business. But remember, our hearts and our bodies are given to us only once. Most of us can’t help but live as though we’ve got two lives to live, one is the mockup, the other the finished version, and then there are all those versions in between. But there’s only one, and before you know it, your heart is worn out, and, as for your body, there comes a point when no one looks at it, much less wants to come near it. Right now there’s sorrow. I don’t envy the pain. But I envy you the pain.” 

📖 Call Me By Your Name by André Aciman

 

 

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