3 films qui nous perdent… mais on finit par se trouver.

Et si on commençait cette nouvelle décennie dans la confusion la plus totale?

Ouais, je pense aussi que c’est une bonne idée. Après tout, ce n’est pas plus clair en dehors de nos cinémas…

Mr. Nobody, Jaco Van Dormael, 2009

il va quand même prendre l’autre droite

Nemo (oui je sais, chut) est un enfant lorsqu’il doit faire son premier choix drastique : aller vivre avec sa mère ou son père. Tout au long de sa vie, des dizaines d’autres choix émergent et il les fera tous… Mr. Nobody est un film qui parle de choix et de leurs conséquences. Avec qui danser ? Qui épouser ? Aller nager avec Anna ou pas ? Aller avec Papa ou Maman ? On ne comprend pas bien s’il est parti avec sa mère ou son père finalement, puisqu’il choisit les deux. Mais les choisit-il réellement, ou s’imagine-t-il ces choix pour prendre la meilleure décision… ?

Entre temps, il se passe des choses juste carrément bizarres, qui donnent une sensation d’hallucination. Nemo, lorsqu’il raconte son histoire et ses choix, nous perd. Pourtant, on est accroché à sa réalité. Il semble avoir vécu plusieurs vies en une, et on accepte cette confusion tout au long du film, jusqu’à ce qu’on soit libéré à la fin par la morale de toute cette histoire.

Enfin, ‘libéré’ est un grand mot. On comprend légèrement mieux plutôt…

« Each of these lives is the right one! Every path is the right path. Everything could have been anything else and it would have just as much meaning. »

« Chaque vie, est la bonne. Le chemin qu’on emprunte est toujours le bon chemin. Tout aurait pu être n’importe quoi d’autre. Et cela aurait eu tout autant de sens. « 

Mr. Nobody fait parti de ces films qu’il faut revoir plusieurs fois au cours de sa vie pour que se révèlent toutes ses subtilités. Et tu décides de ce qu’il veut vraiment dire à la fin. Et pour toi qui a vu Mr. Nobody et qui ne peut pas en parler autrement qu’en disant ‘c’était grave cool mais j’ai pas tout capté’, je t’encourage fortement à regarder cette vidéo simplement incroyable! Elle t’aidera à apprécier dix fois plus ce petit bijou du cinéma.

Twin Peaks: Fire Walk With Me, David Lynch, 1992

les regards qu’elle jetait pendant le film… je flipperais même si elle voyait un pingouin

David Lynch s’est donné pour but de faire des films au synopsis impossible à écrire. Je t’avoue que j’ai un peu envie de remplir ce paragraphe avec des ‘je sais pas’ et passer au film suivant. Mais parce que tu es là, je vais faire l’effort.

Twin Peaks: Fire Walk With Me nous raconte les 7 derniers jours avant le meurtre de Laura Palmer, et constitue un prequel de la série du même nom Twin Peaks. Au début, le film parait assez abordable. Mais lorsqu’on suit Laura dans son quotidien de jeune lycéenne populaire jonglant entre deux amoureux et beaucoup de drogue, on tombe vite dans une spirale hallucinante. L’une des premières choses que j’ai remarquées, c’est que je n’arrivais pas à mettre un genre sur le film. On essaye de comprendre ce qui est arrivé à Laura Palmer, des investigations sont mises en place et on suit leur évolution. On se sent en plein milieu d’un film policier. Mais on a aussi droit à des scènes profondément bizarres.

Le plus grand secret de Laura dans ce film est l’abus sexuel qu’elle subit de la part d’un … démon prenant le visage de son père. N’oublions pas que pour fuir cette horrible réalité, elle valse entre les drogues et nous amène avec elle dans des rêves et hallucinations qu’on n’arrive plus à différencier de la réalité. Ainsi, on vire très rapidement dans l’horreur/science-fiction.

Puis, il y a des anges qui disparaissent de peintures, des lettres de l’alphabet trouvées sous les ongles d’un cadavre, un enfant avec un masque blanc sans trou qui court dans la rue… Toute une expérience, tu vois ? Mais en une phrase, ce long-métrage c’est avant tout l’histoire d’une jeune femme qui tente de fuir l’horreur de l’abus. Même si la seule échappatoire permanente pour elle était la mort.

The Lighthouse, Robert Eggers, 2019

quand t’étais chaud pour avoir un bébé avec Ariel mais que tout a congelé

Ça va parler de Cedric Diggory, du méchant dans Spider-Man qui a mal vieilli et d’une sirène pendant 1h50, et y coller le nom de The Lighthouse. Ce film est tellement perturbant que des trois uniques personnages dans le film, un seul a un nom bien défini donc tu sais déjà qu’on est mal barré.

Nos deux personnages principaux sont Thomas Wake et Ephraim Winslow (ou Thomas Howard.. je peux pas confirmer je t’avoue, y avait beaucoup d’alcool pendant les présentations). Wake est un vieux gardien de phare profondément obsédé par la lumière aveuglante qui en émane. C’est une obsession telle qu’elle fait de son nouveau jeune collègue Howard une menace.

Très vite, Wake s’impose à coups de menaces, de légendes maritimes flippantes et de pets. Et une dynamique dominé-dominant naît. Howard tente d’être un gentil garçon, mais son envie grandissante de voir lui aussi la lumière du phare couplée à ses hallucinations et obsessions envers la sirène lui font perdre la tête.

J’ai lu beaucoup de choses sur ce que ce film véhiculait comme messages, et les symboles cachés derrière le phare. Et je t’avoue que j’en ai vu aucun. Probablement parce que j’étais trop occupée à encaisser psychologiquement les scènes entre Pattinson et la sirène. Mais pour résumer voilà l’idée : il y a beaucoup d’attraction entre nos deux mâles dominants et par peur de ce sentiment, ils se tapent dessus.

Eggers explique : ‘There’s no moral judgment in this story. It’s just to watch these two guys struggling to find a way to survive themselves, really…

‘Il n’y pas de jugement moral dans cette histoire. En réalité, on regarde juste ces deux hommes lutter pour survivre qui ils sont…’

C’était douloureux d’écrire cet article, je ne me suis jamais sentie aussi peu crédible. Plus jamais. J’espère quand même que tu te tenteras à regarder un film que tu ne comprendras pas un jour. Ça te fera sentir carrément trop stylé(e) d’être dans la confusion. Même les cours n’ont pas cet avantage.

Allez, paix sur toi.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s