5 films qui ont fait de 2014 une année mythique (bye❤️)

L’année 2014 aura toujours une place spéciale dans mon cœur, pour une bonne centaine de raisons. L’une de ces raisons est l’expérience inoubliable que j’ai eue au cinéma cette année-là. Les œuvres cinématographiques qui nous ont été offertes cette année-là en France étaient émouvantes, éprouvantes, excitantes, douces, majestueuses, perturbantes et puissantes (je suis à court d’adjectifs maintenant.). Allez, on commence !

The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson, 2014

‘take your hands off my lobby boy!’ – a love song

Je vais ouvrir le bal par l’un des maîtres incontestés de son temps, le plus gentleman du game cinématographique, Monsieur Wes Anderson. The Grand Budapest Hotel a été le premier film de Anderson que j’ai vu cette année là. ou plutôt le premier dont je me souvienne. Et la meilleure manière pour moi de te décrire ce film est de le comparer à une attraction style It’s A Small World, mais dans un Disneyland obscur.

On suit Monsieur Gustave (à droite dans l’image) et son Lobby Boy, Zero Moustafa (à gauche), dans leurs aventures à la recherche d’un tableau de la Renaissance inestimable. La minutie et l’humour typiques de Wes Anderson font de ce film l’un des joyaux du cinéma et je suis très heureuse de l’avoir vu à sa sortie.

Finding Vivian Maier, John Maloof, Charlie Siskel, 2014

oh que de pouvoir faire péter la camera en portant des oreilles Mickey

Ce documentaire était un réel coup de foudre, et comme pour beaucoup de films que j’ai particulièrement chéris, j’y suis allée complètement par hasard. Finding Vivian Maier explore les œuvres de la mystérieuse photographe Vivian Maier. Cette nounou américaine, dont les photos ont été découvertes après sa mort, est devenue l’une des photographes les plus célèbres de son temps.

Ses photographies sont d’une splendeur douce, et constituent une vitrine unique de la vie américaine au XXe siècle. A priori, un documentaire sur une photographe ne semble pas être la meilleure manière d’exposer ses oeuvres. Mais John Maloof et Charlie Siskel ont réussi à en faire une création captivante. Magnifique surprise.

Nightcrawler, Dan Gilroy, 2014

quand tu détectes un pote du collège au Carrefour Market

Nightcrawler est pour moi l’incarnation même de l’obsession. Lou est un pigiste à Los Angeles, spécialisé dans les actes violents qu’il vend pour une bonne somme d’argent. On le suit en quête de nouveaux scoops, pour assouvir la soif de faits divers des lecteurs. Très vite, les frontières de l’éthique sont brouillées, et on est absorbé par ce micro-monde néfaste dans lequel Lou vit

Les coulisses de ce journalisme sensationnel sont exposées et la demande insatiable de ce genre de presse nous place directement au centre de ce cercle vicieux. Jack est incroyable, plus que d’habitude. Son jeu d’acteur est phénoménal, il réussit à nous amener dans l’abysse aussi subtilement que son personnage Lou tombe dans l’obsession.

Ida, Paweł Pawlikowski, 2014

je ne sais pas comment on peut avoir une expression aussi neutre, ma resting face est du genre ‘confuse’

Il y a un charme inouï qui réside dans les films en noir et blanc. Qu’ils soient contemporains ou non. Mais le charme d’Ida ne vient pas que de là. Ce film polonais retrace un moment transformateur de la vie d’une jeune novice dans les années 60. Anna, qui a grandi dans un couvent, s’apprête à faire ses vœux lorsqu’elle découvre que sa famille est juive et que son vrai nom est Ida.

Commence alors un éveil pour Ida. Et en cherchant à en savoir plus sur ses parents, sur sa famille, elle découvre également son identité de jeune religieuse. Je ne me souviens pas vraiment de dialogues marquants, mais je me souviens de long silences puissants. Ida ne semble jamais totalement déconcertée par ce qu’elle découvre, ou par l’expérience d’une vie « ordinaire » à laquelle elle goûtera un instant. Elle accepte ces nouvelles réalités.

Peu importe combien le monde change autour d’elle, elle exaltait une belle certitude quant à son identité.

Ida aura toujours une place spéciale dans mon cœur.

Her, Spike Jonze, 2014

je ne vais pas faire de blagues, pour des raisons évidentes (les gens disent toujours ça quand la raison n’est absolument pas évidente)

Je n’ose pas dire « le meilleur pour la fin », mais c’est un peu vrai. Her est une histoire universelle de la fin d’un amour. Certes, une grande partie du film tourne autour de cette relation entre un homme et une intelligence artificielle, mais c’est du détail..

Theodore et sa femme Catherine se sont séparés depuis plus d’un an, mais il n’arrive pas à signer les papiers de divorce. Il découvre alors cette intelligence artificielle, qu’il nomme Samantha, et qui devient doucement l’objet de son affection et désir. Toutefois, tout au long du film, c’est l’histoire de Catherine et Theodore qui émerge. Et grâce à Samantha, qui lui donne une nouvelle perspective sur l’amour, même à sa fin; la guérison du cœur de Theodore commence.

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Une mention très spéciale au plus beau film de 2014 : Le Vent se Lève de Hayao Miyazaki. Il a fait l’objet d’un de mes premiers articles sur ce site, et ainsi, la boucle et bouclée…

Merci pour tout.

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